Kashink

Kashink, de son vrai nom Maëva Martinez, est une street artiste, graffeuse et musicienne française née en 1981 à Alès, dont le travail mêle engagement militant, questionnement des identités et univers graphique très coloré. Son pseudonyme vient d’une onomatopée de comics, et son style, nourri par le pop art, l’illustration, ainsi que ses origines slaves et hispaniques, lui a valu une reconnaissance internationale dans le champ du street art

Parcours et identité

Kashink commence à intervenir sur les murs au milieu des années 2000, après une première pratique du tag et des stickers à Paris. Elle développe rapidement un travail de fresques monumentales et d’expositions en France et à l’international, se définissant comme une artiste activiste qui pratique un art public, entre rue, galeries et performances.

Engagement et thématique

Son style se caractérise par des couleurs vives, des aplats très graphiques et de grands visages protéiformes, souvent androgynes, qui évoquent autant l’iconographie mexicaine que certaines traditions populaires d’Europe de l’Est. Elle revendique l’influence des comics, du pop art et de l’artisanat populaire (russe, mexicain, espagnol, slovaque).

Univers visuel et influences

Kashink se décrit comme une street artiste militante, pour qui la dimension politique est centrale : son œuvre questionne la normalité, la féminité, la masculinité et les normes hétérocentrées. Elle aborde régulièrement les sujets de diversité, de marginalité et de luttes LGBTQI+, notamment à travers des projets comme “Gayffiti”, où elle détourne l’imaginaire très masculin du graffiti pour y injecter d’autres récits et d’autres figures.

Pratiques et projets artistiques

Si la fresque murale reste au cœur de sa pratique, Kashink développe également des expositions en galerie, des installations, des performances et des films. Depuis 2015, elle écrit et réalise plusieurs courts métrages sous son nom de naissance, Maëva Martinez, prolongeant dans le cinéma ses réflexions sur l’identité, la norme et le regard porté sur l’autre.

À Parigny Wall, Kashink a réalisé une fresque monumentale, d’environ 100 m², peinte sur le côté d’un bâtiment longeant la voie verte, en collaboration avec des élèves des écoles de Grandparigny et de Saint-Hilaire. L’œuvre est décrite comme très colorée et largement florale, pensée pour s’intégrer au paysage normand et égayer cette portion de voie verte même par temps gris.